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© ville de pau17 juin 2009
Enseignant-chercheur à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour depuis 1990, Catherine Regnault-Roger a été nommée récemment membre du comité scientifique du Haut conseil des biotechnologies par le ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire. Également auteur de plusieurs livres, dont un sur les biopesticides, cette spécialiste veut apporter dans cette instance un point de vue indépendant et ouvert concernant les cultures transgéniques.
Cette nomination est-elle la reconnaissance d'un savoir-faire ?
« Oui, d'autant qu'à l'Université de Pau, nous avons développé depuis une quinzaine d'années des formations de niveau 3ème cycle, DESS et Master, dans le domaine des biotechnologies. C'est l'une de nos spécialités avec la bioprotection et la biodiversité. C'est un domaine sur lequel nous faisons à la fois des enseignements spécialisés et des recherches de haut niveau qui donnent lieu à des publications internationales. »
Quel est le rôle de ce Haut conseil et quel sera le vôtre en son sein ?
« Le Haut conseil a plusieurs missions. Il s'intéresse à l'évaluation des organismes génétiquement modifiés et à ceux qui nécessitent l'usage des biotechnologies. Cela concerne par exemple les essais de thérapie génique, mais aussi l'utilisation de médicaments vétérinaires issus des biotechnologies, les plantes génétiquement modifiées et les autorisations des mises sur le marché de ces produits. Pour ma part, j'ai été nommée au titre du conseil scientifique donc je vais participer à ses travaux dans ce cadre. Celui-ci donne des avis basés sur une réflexion scientifique».
Êtes-vous une acharnée de travail ou une passionnée et comment vous organisez-vous ?
« Bien sûr que j'aimerais consacrer davantage de temps à mes loisirs ou au sport ; néanmoins, à force d'être sollicitée, j'ai pris des engagements et je me dois de les tenir. Aussi, je travaille par exemple durant les week-end. Cela demande quelques sacrifices, mais nous avons la chance de vivre dans une région qui offre l'opportunité de passer une journée en montagne ou à la mer, ce qui me permet de faire des breaks. Quant à mes vacances, je les passe en Aquitaine. Durant un mois, je fais une véritable coupure. Par ailleurs, j'ai toujours été soutenue, tant par mon conjoint, que par mes enfants. Ce soutien est pour moi primordial, il me permet de vivre en harmonie avec les miens et de réussir ma vie professionnelle autant que ma vie familiale. Ceci constitue un équilibre très important pour moi ! »
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